Blog-notes d’un jeune adjoint au Maire, Ã Bures-sur-Yvette (91)
Une tribune du collectif des Blogueurs Démocrates
Un bel exemple ! Que s’est-il passé ce week-end ? Plus de 62% des irakiens se sont déplacés, bravant les menaces terroristes, pour élire leurs représentants ! Dimanche, c’est pour nous tous le premier tour des élections pour nos régions. Si nous, nous n’y allons pas, que nous diront-ils? La démocratie et la liberté d’expression sont un combat de chaque jour, nombreux sont ceux dans le monde qui se battent chaque jour pour défendre la liberté de pensée. Nous, nous avons ce droit. Le premier tour ne repassera pas deux fois, c’est dimanche, ne le laissons pas passer. Ne lâchons rien: ce dimanche, votons ! Et appelons à voter autour de nous !
Le premier tour des élections, c’est le tour du pluralisme !
On nous fait croire que de toute façon tout est plié, qu’on n’a pas le choix dans un combat de coqs national! Au contraire! Au premier tour, on n’a pas que deux listes qui se présentent. Dans chaque région, de nombreux mouvements se présentent pour porter un message. Un vrai choix de projets existe, le monde binaire, bipolaire qu’on nous présente fait penser au retour de la guerre froide! Mais ce n’est pas la réalité, le pluralisme existe et si des listes indépendantes se présentent à notre suffrage, c’est que des citoyens ont choisi de proposer une alternative. C’est à nous citoyens de transformer l’essai en donnant la possibilité à des voies nouvelles d’être entendues !
Les régions peuvent agir concrètement pour notre quotidien !
On nous parle de technique, de millefeuille ? Ca paraît compliqué… Pourtant les régions, comme les autres collectivités locales, ont un rôle concret pour agir au quotidien. Elles sont un souffle pour la démocratie locale ! Donnons-leur une vraie légitimité citoyenne en votant pour nos élus !
Et ce n’est pas aussi compliqué qu’on essaie de nous le faire croire : tous les jours on emprunte les transports en commun, on souhaiterait que le tissu de TPE et PME local soit favorisé et renforcé pour créer de l’emploi, on souhaiterait trouver des formations professionnelles adaptées, une meilleure orientation pour les jeunes. Il y a des choses à changer, à améliorer partout en France, et donc des raisons de voter pour ceux qui expriment ce changement. Ces personnes existent et se présentent à nos suffrages, écoutons-les !
Parce que notre combat de citoyens engagés est de faire vivre le débat démocratique ouvert, nous, blogueurs démocrates, appelons tous les citoyens à voter ce dimanche pour faire entendre leur voix! Nous irons voter et appellerons à voter autour de nous ! Faisons tous de même !
Alain Dolium, tête de liste du Mouvement Démocrate en Ile-de-France, et Jean-François Vigier, tête de liste départementale, étaient lundi 1er février à la Mission locale de Massy, afin de dialoguer avec les jeunes et les professionnels de l’insertion vers l’emploi. Une rencontre de plus d’une heure et demie, particulièrement riche. Découvrez ci-dessous la vidéo de ce premier déplacement de campagne en Essonne.
Du 18 au 21 décembre, les adhérents franciliens du Mouvement Démocrate se prononcent sur le choix de leur tête de liste aux élections régionales. Alain Dolium, « surprise » de François Bayrou pour l’Ile-de-France, aura-t-il réussi à convaincre les militants de ses capacités ? Portrait.
Le candidat inattendu. Inconnu du grand public il y a encore quelques semaines, ce père de famille en apparence ordinaire fait figure de candidat inattendu, tant son profil sort des sentiers battus de la politique et tant il ne semblait pas prédestiné à prendre les rênes d’une telle campagne électorale. Si certains journalistes l’ont rapidement surnommé « l’Obama du MoDem », la comparaison n’a pas vraiment lieu d’être. Alain Dolium est en revanche un homme singulier, déterminé et captivant.
Né dans le XIIe arrondissement de Paris, il passe les deux premières années de sa vie aux Antilles, élevé par ses grands-parents, pour des raisons « essentiellement économiques » se souvient-il. De ce passage dans les îles, il garde le goût de la végétation luxuriante et de l’océan.
Des Antilles à la banlieue. A son retour en métropole, il emménage dans un quartier modeste de la banlieue parisienne. Son parcours scolaire se déroule sans incident, ses résultats sont corrects. « Très vite, toutefois, on souhaite m’orienter vers des études courtes » explique-t-il. Grâce au soutien de sa mère, il intègre une filière générale au lycée à condition de redoubler sa classe de 3e. Son bac en poche, il vise des études supérieures « pas trop longues, mais pour avoir un bagage ». Il trouve sa voie à l’IUT de Sceaux.
C’est en discutant avec un ami qu’il découvre les cursus des écoles de commerce. Il s’intéresse à la finance et aux questions macro et micro économiques, mais n’avait jamais envisagé d’aller au-delà du niveau licence. Il se laisse finalement convaincre de passer les concours d’entrée, « juste pour voir ». Son ami est refusé, lui est accepté, « ainsi est la vie » pense-t-il.
Un parcours exemplaire. A l’ESC Amiens, il s’ouvre à un monde totalement différent, avec des perspectives professionnelles qu’il n’aurait jamais osé imaginer. « Je constate aussi que nous sommes de moins en moins nombreux à venir de quartiers modestes », regrette-t-il. Au terme d’un parcours sans faute, il se lance dans la vie active et forge son expérience dans plusieurs entreprises, dont l’institut de sondages IPSOS, le cabinet de conseil Burke Marketing puis le groupe DHL.
En parallèle de son travail, Alain Dolium développe son goût pour l’engagement associatif. Il s’explique : « Je souhaitais pouvoir aider les jeunes qui rencontrent des difficultés, ou qui n’ont tout simplement pas les clés pour réussir leur études ». Il s’implique dans du soutien scolaire, puis innove par la création du réseau Talents O Pluriel, dont il est le Président-Fondateur depuis 2005.
« Au contact de ces ados, je constate certaines lacunes du système scolaire. Souvent trop académique, il ne fait selon moi pas assez appel aux sens et aux émotions, ce qui le rend inabordable pour les enfants qui n’en ont pas les codes », détaille-t-il. Avant de compléter : « Je déplore aussi l’orientation, qui se détermine encore trop souvent selon les bases sociales et s’en trouve discriminante. »
Profondément centriste. La politique, Alain Dolium s’y intéresse depuis longtemps. Culturellement de Gauche, comme ses parents, il se sent toutefois en décalage avec les thèses économiques du Parti Socialiste. « J’ai tout de même voté Jospin en 2002 », mais en 2007 « ma voix a été pour Bayrou au premier tour, puis Royal au second », se souvient-il. Il ajoute : « Je partais alors du principe que le score important de l’UDF obligerait Ségolène Royal à ouvrir son gouvernement au Centre ».
Centriste, Alain Dolium l’est profondément. « Je suis convaincu que le corps électoral souhaite une troisième voix. Je la cherchais moi-même et je l’ai trouvée à la création du Mouvement Démocrate ». S’il ne rejette pas l’idée même de capitalisme, il prône sa régulation et la construction d’un équilibre « entre le capitalisme financier et le capitalisme social, avec une dimension entrepreneuriale plutôt que patrimoniale », explique-t-il.
A la conquête des régionales. Militant discret mais impliqué, Alain Dolium n’a auparavant jamais été candidat à une élection. S’il souhaite aujourd’hui franchir le pas, c’est pour « rapprocher les élus régionaux des habitants » et mettre en pratique le renouvellement politique que tant de partis prônent sans l’appliquer. « C’est vrai : je ne suis pas un professionnel de la politique », reconnait-il. « Mais c’est justement pour ça, et parce que je pense avoir les moyens de ne pas le devenir, que je me suis porté candidat. »
Si les adhérents lui accordent leur confiance, il envisage une campagne des régionales « dynamique, réactive et créative », qui débutera dès la mi-janvier. Grâce à sa vision de l’Ile-de-France à la fois pragmatique et proche des franciliens, avec des idées plein la tête tant en matière de programme électoral que d’actions militantes, Alain Dolium a raison de se fixer des objectifs ambitieux : « être au moins second au premier tour, et pourquoi pas se maintenir au second ».
Rendez-vous ce soir, à 20 h, pour connaître le résultat de la consultation des adhérents… Pour ma part, il ne fait aucun doute qu’il s’agit du meilleur candidat dont l’Ile-de-France pouvait rêver.