Blog-notes d’un jeune adjoint au Maire, Ã Bures-sur-Yvette (91)
Jean-François Vigier, Maire (MoDem) de Bures-sur-Yvette, participait lundi 18 janvier à l’émission l’Attitude 91 Politique sur Télessonne. Il débattait à cette occasion avec David Ros, Maire (PS) d’Orsay, sur le thème “Qui fait quoi sur le Plateau de Saclay?”
Le 10 novembre prochain, l’équipe municipale inaugurera l’Espace multimédia du service jeunesse. Fruit de nombreux mois de travail, il sera accessible six jours sur sept aux jeunes Buressois, pour leurs études, pour leur insertion professionnelle… et bien sûr pour leurs loisirs. Retour sur ce nouvel engagement tenu.
Nos promesses nous engagent. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent paraît-il. Celles de la campagne municipale de mars 2008, en matière de Jeunesse et de Vie étudiante, sont pourtant presque déjà toutes réalisées ! Dernière en date : la création d’un Espace multimédia au sein de l’Espace jeunes. Inscrit au budget primitif, il comprend l’installation de quatre ordinateurs avec connexion Internet et de nombreux logiciels utiles. Il sera inauguré le 10 novembre prochain, à 18 h : tous les habitants sont les bienvenus à cette occasion.
Accessible au plus grand nombre. L’un des axes forts de la politique Jeunesse locale est de permettre l’accès de tous les jeunes Buressois à la culture et aux loisirs. Un autre est de les accompagner dans leur scolarité et dans leur insertion professionnelle. Les deux combinés donnent naissance à l’Espace multimédia. Ouvert six jours sur sept, du lundi au samedi, il permettra aux adolescents de la commune de poursuivre leurs devoirs dans un cadre moins scolaire, de rechercher un job d’été, ou tout simplement de surfer sur le web pour se détendre.
Une tarification volontariste. Le Conseil municipal qui se réunira mi-novembre, adoptera les tarifs de ce nouveau service aux habitants. La gratuité devrait être proposée aux détenteurs du Pass’Jeune ainsi que pour toute utilisation dans le cadre des études, de la recherche de stage ou d’emploi. Seules obligations : être inscrit au service jeunesse (gratuit) et avoir entre 11 et 25 ans. Des roulements interviendront toutes les heures, pour éviter une trop longue attente avant d’accéder à un ordinateur.
Aucun doute que ce lieu à la fois convivial et studieux sera apprécié à sa juste valeur par les jeunes Buressois !
Le journal Le Monde et Lepost.fr viennent de publier un classement des députés qui cumulent des mandats. Sans surprise, nous y apprenons que le député le plus cumulard de l’Essonne n’est autre que… François Lamy, qui doit d’ailleurs ajouter à ses trois fonctions électives, celle de plus proche conseiller politique de Martine Aubry.
50 ans et un gros gâteau. Alors qu’il fêtera dans quelques jours son cinquantième anniversaire, François Lamy peut être fier d’avoir réussi sa vie politique. En quelques années, il est passé de l’engagement militant le plus désintéressé à un revenu mensuel qui avoisine les 9 000 euros (brut). Celui-ci est intégralement composé de ses indemnités de fonction, auxquelles s’ajoute une somme au moins équivalente d’avantages en nature et d’indemnités de représentativité.
Ce haut dignitaire du Parti Socialiste met sagement en pratique la célèbre boutade de Charles Peguy : « L’idéal c’est quand on peut mourir pour ses idées. La politique c’est quand on peut en vivre ! ». Il cumule à lui seul les mandats de député, de Maire d’une ville de 30 000 habitants et de Président d’une Communauté d’agglomération de plus de 100 000 habitants. Heureusement, que quel soit le nombre de mandats ou de fonctions qu’il exerce, ses revenus sont plafonnés par la loi… Plafond que, vous l’imaginez, il atteint sans mal !
Pas le temps de dépenser. Après tout, pourquoi s’interdire de cumuler ? Ce n’est pas comme si le PS venait de procéder à une consultation militante où 72 % des votants s’étaient prononcés pour le non-cumul d’un mandat exécutif local avec un mandat de parlementaire. Ce n’est pas non plus comme si le même Parti prônait ouvertement, comme beaucoup d’autres, le renouvellement politique et que davantage de place éligibles soit accordées aux jeunes (entendez non pas en âge, mais primo-élus).
La question qui me semble la plus essentielle est : comment trouve-t-il le temps de dépenser ses revenus ? Imaginez donc : vous rentrez épuisé de votre travail quotidien… mais la journée n’est pas finie puisqu’un second et même un troisième vous attendent. Et même un quatrième puisqu’il ne lâche pas d’une semelle Martine Aubry, étant son plus proche conseiller politique. Exercer l’équivalent de quatre temps plein, cela parait tellement surhumain que ça force le respect !
Rude compétition. Mais, s’il aime la compétition, M. Lamy a encore beaucoup de chemin à faire… Malgré son épatante prestation, il ne se classe que 49e au classement des députés socialistes les plus cumulards.
Arrivera-t-il à rejoindre la tête du peloton ? Réussira-t-il le grand chelem du cumul des mandats ? L’avenir nous le dira. Voilà en tout cas un challenge tout trouvé pour son prochain anniversaire !
URGENT - Dominique Versini, Défenseure des enfants, vient de découvrir que le Gouvernement a décidé de supprimer le Défenseur des enfants au moment du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).
Communiqué de presse de la Défenseure, 15 Septembre 2009
Alors que partout en France et dans le monde, se prépare le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Défenseure des enfants, Dominique VERSINI, découvre avec stupeur les 2 projets de loi présentés lors du dernier conseil des ministres (9/09/09) qui suppriment l’Institution du Défenseur des enfants créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’Autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants et diluent ses missions au sein d’un nouveau Défenseur des droits.
Dominique VERSINI, qui n’a été à aucun moment ni consultée ni auditionnée (malgré les demandes de rendez-vous qu’elle a formulées auprès de l’exécutif dès la connaissance du projet de création d’un Défenseur des droits fin 2007), conteste à la fois la méthode, qui relève de la maltraitance institutionnelle ainsi que les 2 projets de lois qui posent de nombreuses interrogations.
La Défenseure des enfants exprime son total désaccord sur le fait qu’ait été décidé arbitrairement et sans aucune concertation de dissoudre certaines autorités indépendantes et d’aménager une simple articulation avec d’autres.
Elle demande au Gouvernement d’expliciter sur la base de quelles logiques il a pris la décision de supprimer à mi-mandat une autorité indépendante de la République en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant dont le travail est reconnu unanimement en France et à l’étranger.
La Défenseure des enfants rappelle que depuis sa création l’Institution a traité des réclamations concernant près de 20.000 enfants. Elle considère que cette nouvelle organisation va affaiblir la mission de défense et de promotion des droits de l’enfant.
Dominique VERSINI rappelle également que l’apport du Défenseur des enfants dépasse le traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société sur les grandes questions concernant les enfants.
Dominique VERSINI considère donc que la suppression du Défenseur des enfants sous la forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants ».