Blog-notes d’un jeune adjoint au Maire, Ã Bures-sur-Yvette (91)
Les choix européens sont préparés dans le secret, entre gouvernements, alors que les citoyens devraient être pleinement associés aux décisions européennes. Nous devons rapprocher l’Europe des citoyens en construisant une Europe plus concrète, plus transparente, plus accessible. L’Europe doit être faite pour eux.
Nous proposons de :
Organiser des débats publics préalables aux décisions (3 mois avant), de telle sorte que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.
Rendre publiques les délibérations des gouvernements au sein du Conseil en les diffusant par Internet et à la télévision.
Simplifier l’accès aux aides européennes et aider ceux qui souhaitent en bénéficier à monter leurs dossiers.
Créer dans chaque administration un représentant identifié en charge des politiques européennes.
Instaurer un référendum d’initiative populaire européen.
Initier un service civique pour les jeunes Européens.
Honorer notre mandat par une présence assidue et une participation active aux travaux du Parlement.
Informer les citoyens par un compte-rendu de mandat annuel.
L’Europe ne peut pas rester sourde au malaise des agriculteurs et des pêcheurs. Le maintien de ces activités est essentiel pour faire vivre nos campagnes et nos littoraux. Les producteurs doivent être davantage impliqués pour organiser les marchés agricoles et pour définir une politique durable de gestion des ressources naturelles.
Nous proposons de :
Promouvoir une agriculture européenne de qualité qui vise la sécurité alimentaire, qui protège l’environnement et qui maintient un tissu d’exploitations à taille humaine.
Défendre le principe d’organisation des marchés agricoles, et notamment les quotas laitiers, car les producteurs ont besoin de prix rémunérateurs pour produire et investir. Les marchés à terme de matières premières agricoles doivent être régulés par une autorité internationale.
Cesser d’exporter nos excédents agricoles à prix bradés pour ne pas détruire l’agriculture des pays pauvres.
Permettre aux producteurs de s’organiser au niveau européen pour rétablir l’équilibre dans les rapports de force économiques.
Encourager et aider les agriculteurs à mettre en place de nouveaux modes de production plus respectueux de l’environnement.
Promouvoir les modes de production les plus protecteurs pour la santé et une gestion durable des sols sur le long terme.
Mettre en place une gestion durable et partagée de la ressource à travers l’instauration d’une co-expertise entre pêcheurs et scientifiques. Des plans pluriannuels de gestion seront instaurés pour que les pêcheurs puissent prévoir leur activité.
La crise financière se double d’une crise écologique, dont l’enjeu est considérable : l’avenir de nos enfants en dépend. C’est une question de solidarité entre générations. L’eau, l’air, le climat, la biodiversité sont des biens communs dont nous ne sommes pas propriétaires mais seulement dépositaires pour les générations à venir. C’est pourquoi l’urgence écologique nous impose une nouvelle vision du développement, qui nous amène à repenser l’ensemble de notre système économique et social. De nouveaux emplois naîtront de ce mode de croissance plus durable.
Nous proposons de :
Repenser nos modes de transports, de production et de logement. La mise aux normes durables des bâtiments et le développement des transports propres permettra d’importantes économies d’énergie.
Recourir massivement aux énergies renouvelables pour diversifier nos ressources énergétiques.
Mener un grand programme de recherche européen pour développer les énergies du futur.
Développer les activités économiques issues du végétal (agro-industries).
Orienter les financements des fonds sociaux européens vers la formation aux nouveaux métiers du développement durable.
Imposer une notation sociale et environnementale européenne aux grandes entreprises et renforcer leurs obligations en termes de responsabilité sociale et environnementale.
Instaurer une taxe carbone européenne qui pénalisera les énergies fossiles les plus polluantes.
Taxer les pollueurs pour qu’ils soient incités à modifier leur comportement.
Instaurer un moratoire sur les OGM tant qu’un organisme de recherche indépendant n’aura pas évalué tous leurs effets.
Créer un corps de garde-côtes européen pour lutter contre les pollutions maritimes.
Construire une solidarité énergétique européenne en coordonnant la gestion de nos stocks et en créant des infrastructures d’acheminement vers les pays menacés de pénurie.