Blog-notes d’un jeune adjoint au Maire, Ã Bures-sur-Yvette (91)
La prochaine réunion du Conseil municipal se tiendra le mercredi 13 mai, à 19h00, en mairie (salle du Conseil, entrée du bas). Venez nombreux !
[Communiqué de presse de la Commission nationale Jeunesse et des Jeunes Démocrates]
Nicolas Sarkozy a dévoilé, vendredi 24 avril, un « Plan Jeunes » qui omet la plupart des difficultés rencontrées par les jeunes français. La Commission Jeunesse du Mouvement Démocrate et les Jeunes Démocrates refusent cet état de fait et présenteront, jeudi 30 avril, leurs contre-propositions à la presse, en présence de Corinne Lepage, Vice-présidente du MoDem. Ils demanderont par ailleurs à rencontrer le Haut Commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse Martin Hirsch.
Plan emploi plutôt que Plan Jeunes. Les jeunes français espéraient un « Plan Jeunes » d’envergure, qui comporte des réponses concrètes aux nombreuses difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne. Ils devront toutefois se contenter d’un « Plan emploi d’urgence» réducteur, bien qu’il soit extrêmement bien doté et qu’il comporte quelques avancées en matière d’alternance et de valorisation des stages.
Quid de l’insertion choisie et durable. Nicolas Sarkozy n’a pas répondu à la question de l’insertion durable dans le monde du travail. De nombreux jeunes multiplient aujourd’hui les petits boulots, sans pour autant déboucher sur une situation sociale et professionnelle stable. Ce « Plan Jeunes » ne leur apporte guère de solution. Le président de la République semble uniquement vouloir répondre aux besoins de main d’œuvre, sans prendre en compte les attentes et les choix d’orientation des jeunes générations.
Rien pour les jeunes en difficulté. Les entreprises sont finalement les premières bénéficiaires de ce plan, riche en allégement de charges et en primes. Les jeunes en situation précaire ne percevront eux aucune aide directe, y compris dans la période précédant la première embauche. Elle leur aurait pourtant permis de mieux affronter la crise économique, en subvenant à leurs besoins courants : logement, alimentation, soins. Favoriser l’emploi des jeunes est nécessaire, leur permettre de vivre dignement le temps de leur insertion est indispensable.
Quels moyens pour l’exemplarité du secteur public ? C’est un objectif de grande qualité que l’application immédiate des mesures de rémunération des stages dans le secteur public. Mais quels nouveaux moyens alloués à ces structures publiques pour leur permettre d’honorer cette promesse présidentielle ? Notamment dans le secteur de la recherche qui emploie un très grand nombre de stagiaires de master jusque là non rémunérés. Aucun.
Penser et agir global. La Commission nationale Jeunesse du Mouvement Démocrate et les Jeunes Démocrates souhaitent l’élaboration d’un plan global en faveur des jeunes générations. La nomination de Martin HIRSCH à la Jeunesse était censée être la promesse d’une approche complète de ces problématiques. Or la première mesure, strictement comptable, ne donne aucune piste de fond permettant d’envisager la suite sereinement. Un « Plan Jeunes » doit non seulement traiter de l’emploi, mais aussi du logement, de la santé, de l’accès à la culture et aux loisirs. Il s’agit aussi de donner sens au discours public sur la plus value économique que représente le renouvellement générationnel en entreprise, plutôt que de stigmatiser la jeunesse comme une charge laborieuse.
Des contre-propositions seront présentées à la presse, le jeudi 30 avril à 10h00, au siège du Mouvement Démocrate (133bis, rue de l’Université), en présence de Corinne Lepage, Vice-présidente du MoDem.
Franck FAVEUR, Président des Jeunes Démocrates.
Matthieu LAMARRE, rapporteur de la Commission nationale Jeunesse.
François-Xavier PENICAUD, co-animateur de la Commission nationale Enseignement Supérieur.
Nicolas Sarkozy vient d’annoncer, ce vendredi 24 avril, une série de mesures en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes. Celles-ci se résument une fois encore à des aides fiscales massives faites aux entreprises, au point d’en oublier les réels problèmes rencontrés par les jeunes.
L’Etat débourse 1,3 milliard d’euros. Près de 500 000 jeunes supplémentaires seront accompagnés vers l’emploi, d’ici juin 2010. Tout d’abord grâce au contrat d’apprentissage : 25 % de plus seront signés dans les prochains mois, pour rattraper le retard sur les objectifs 2009, auxquels s’ajouteront 35 000 contrats supplémentaires d’ici un an. Même chose pour le contrat de professionnalisation : 30 000 de plus devront être signés d’ici juin 2010.
Nombreux cadeaux fiscaux. Un dispositif « zéro charge » est mis en place pour inciter les entreprises à jouer le jeu. Suivi de nombreux autres bonus : 1 800 euros de prime pour chaque entreprise de moins de 50 salariés qui recrute un apprenti supplémentaire,  1 000 à 2 000 euros pour l’embauche en contrat de professionnalisation de jeunes de moins de 26 ans, 3 000 euros pour la conversion d’un stage en CDI, … Nicolas Sarkozy semble avoir choisi la politique de la carotte, plutôt que celle du bâton, pour convaincre les entrepreneurs français. Mais la plupart du temps, sans faire le distinguo entre les TPE, les PME et les grandes entreprises.
Développement de la formation professionnelle. Le président de la République souhaite que « l’argent public paye la formation, pas le chômage ». Il prend notamment l’engagement que « chaque apprenti en situation de rupture puisse trouver un nouvel employeur. On ne laissera tomber personne ». Dès la rentrée, 50 000 places supplémentaires dans les programmes de formation seront également réservées aux jeunes inscrits au Pôle Emploi. Ceux-ci auront le statut et la rémunération de stagiaires de la formation professionnelle, ce qui ne règle rien à la précarité. Cette formation devra déboucher sur une certification ou l’accès à un emploi durable. Nicolas Sarkozy a également annoncé le doublement des places en école de la 2ème chance : de 4 200 à « 10 000 d’ici fin 2010 ». Pour le moment, elles ne sont toutefois présentes que sur un quart du territoire.
Les stages revalorisés. « Je suis très favorable aux stages, ils permettent aux étudiants d’avoir des expériences complémentaires de leur formation théorique. Mais les stages restent trop souvent un sas que les diplômés n’arrivent pas à passer. » En complément de la prime aux entreprises qui convertissent un stage en CDI, le président a annoncé que la gratification des stages deviendrait obligatoire dès deux mois, contre trois auparavant. Une mesure qui s’applique « sans délai » à la fonction publique.
30 000  contrats aidés. Ils seront en priorité affectés aux collectivités locales et financés à 90 % par l’Etat pendant 12 mois. Un coup de pouce temporaire donc, sans d’ailleurs préciser s’il s’agira de CDI ou de CDD. Leur objectif semble être d’apporter aux jeunes une première expérience professionnelle dans le secteur non marchand, qui sera ensuite transférable au secteur marchand.
Pas d’aide directe aux jeunes. La priorité n’a finalement ni été donnée aux 150 000 jeunes qui quittent chaque année le système éducatif sans diplôme ni qualification, ni plus largement aux 21% des jeunes français touchés par le chômage. Nicolas Sarkozy a préféré, une fois encore, soutenir unilatéralement les entreprises. Pourtant, de nombreux jeunes en situations précaires, voient leurs difficultés s’accroître considérablement en cette période de crise économique.
Je pense notamment à quatre mesures que nous avions eu l’occasion d’aborder en réunion de la Commission nationale Jeunesse du Mouvement Démocrate et qui permettraient une amélioration à la fois rapide et durable des conditions de vie des moins de 25 ans les plus en difficulté :
Créer un compte épargne crise. Cette mesure avait été proposée par François Bayrou dès les prémices de la crise économique. Les jeunes en situation précaire mériteraient de pouvoir bénéficier d’un compte épargne crise de 1 000 euros chacun, qui leur permette de faire face aux difficultés économiques et de subvenir à leurs besoins : loyer, alimentation, soins, …
Réformer la formation continue. Elle concerne actuellement un public restreint qui ne semble pas prioritaire. Son coût est particulièrement élevé. L’Etat pourrait l’ouvrir aux jeunes qui multiplient les contrats précaires ou de courte durée, afin de les mener vers une situation professionnelle stable.
Elaborer un dispositif spécifique d’accès à l’emploi. Le RSA ne concerne pas les jeunes entre 18 et 25 ans. L’Etat pourrait concevoir un dispositif spécifique adapté à cette tranche d’âge, avec une dynamique renforcée d’accès ou de retour à l’emploi. Il permettrait à chaque jeune de prendre le temps d’une insertion socioprofessionnelle durable, tout en ayant en attendant les moyens suffisants pour subsister.
Développer la VAE. La validation des acquis de l’expérience permet d’identifier et de certifier les compétences acquises par les jeunes engagés dans un projet associatif. Ce processus de validation est aujourd’hui complexe, contraignant et payant. Il faudrait le simplifier, le généraliser et le rendre accessible gratuitement aux jeunes générations. Il leur permettrait d’être mieux armés pour s’insérer ensuite sur le marché du travail, notamment en cas de développement prochain du service civique.
Un énième « plan Entreprises ». Le « plan Jeunes » annoncé est finalement un énième « plan Entreprises ». Même s’il met en place des dispositifs aux avancées notables, Nicolas Sarkozy se borne à penser que mener une politique jeunesse, c’est faire des propositions en matière d’emploi. La crise économique, qui touche aujourd’hui notre pays, aurait pourtant dû le conduire à proposer non seulement des mesures pour permettre l’insertion professionnelle des jeunes, mais aussi leur accès au logement, aux soins, à la culture et aux loisirs. Cette accumulation de cadeaux fiscaux ne règle donc en rien le mal-être et la contestation qui montent aujourd’hui dans notre pays.
Les annonces du président de la République ne font que démontrer une fois de plus en quoi lui, ses ministres et ses conseillers sont déconnectés des attentes et des préoccupations réelles des jeunes générations.
Depuis dix ans, le Conseil général propose aux villes de l’Essonne le dispositif Sac ados, un coup de pouce original pour les jeunes qui ont un projet de vacances autonomes. Cette année, le service jeunesse de Bures a décidé de renforcer son action dans ce domaine.
Une aide au projet originale. Sac ados, c’est un accompagnement et des outils utiles pour monter son projet de vacances autonomes. Le dispositif s’adresse aux jeunes buressois de 16 à 22 ans, pour un départ en France ou en Europe. Chaque jeune qui souhaite faire une demande bénéficie des conseils et du soutien d’un animateur municipal, tout au long de sa démarche : pour la rédaction de son dossier, l’organisation de son voyage, …
Pour ne rien oublier. Au début de l’été, chaque demande est soumise à un jury composé d’élus et d’agents communaux. Si celle-ci est acceptée, le jeune concerné reçoit quelques jours plus tard un sac de voyage personnel, qui comprend 110 euros de chèques vacances, 40 euros de chèques alimentation, mais aussi une assurance assistance et rapatriement, une carte d’adhésion à la Fédération unies des auberges de jeunesse (sur demande), un kit sécurité voiture, des préservatifs, des tickets téléphones, des cartes routières, etc.
L’action municipale renforcée. Cette année, la Ville met douze Sac ados à disposition des jeunes buressois, soit deux de plus que l’an passé. L’accompagnement est renforcé pour mieux s’adapter aux demandes des jeunes de la commune. Chacun rencontrera à plusieurs reprises le responsable du service jeunesse, pour faire un point sur l’avancée de ses démarches.
Un retour sur expérience. La Ville intègre également un critère complémentaire dans l’examen des dossiers : le retour sur expérience. Chaque jeune demandeur devra proposer une contrepartie à la fois simple à réaliser et propre à son voyage : carnet de route, mini-expo photos, planche de BD, … Objectif : faire preuve de créativité ! L’ensemble de ces productions seront ensuite exposées au service jeunesse, à la rentrée.
>>> Pour bénéficier du dispositif Sac ados, rien de plus simple : il suffit de contacter le service jeunesse à jeunesse(at) mairie-bures-sur-yvette.fr ou au 01 69 18 73 51.