Blog-notes d’un jeune adjoint au Maire, Ã Bures-sur-Yvette (91)
Ci-dessous le clip du Mouvement Démocrate qui sera diffusé en décembre, à l’occasion des émissions Expression directe. Il témoigne clairement du positionnement actuel du MoDem et décline son projet de société fondé sur l’Humanisme.
C’est fait ! Le Conseil régional d’Ile-de-France, réuni aujourd’hui en séance publique, a voté en faveur de l’entrée de Bures-sur-Yvette dans le périmètre d’étude du Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Cette décision était attendue depuis plus d’un mois, comme en témoigne l’article du 14 octobre publié sur ce blog.
Le débat a encore une fois été particulièrement vif entre les conseillers régionaux. Mais une majorité a finalement su se dégager, pilotée par le président socialiste de cette instance, Jean-Paul HUCHON. Cela s’explique en partie par l’intégration de deux autres villes au périmètre d’étude : Gometz-le-Châtel et Dourdan-Saint-Chéron.
Cette décision n’est qu’une première étape dans le processus d’agrandissement du Parc. Elle témoigne néanmoins de l’investissement des élus de la majorité municipale pour faire avancer ce dossier. Elle prouve surtout, contrairement à ce qu’on pu déclarer nos adversaires tout au long de la campagne électorale, que notre ville est bel et bien en capacité de répondre aux critères sociaux et environnementaux propres à ce parc naturel.
A l’occasion de la Semaine de la santé et de la Journée internationale de lutte contre le SIDA, le service jeunesse de Bures-sur-Yvette se mobilise. Du 1er au 5 décembre, l’équipe d’animation s’investira dans trois actions inédites de prévention et de sensibilisation au VIH.
Concours de slogans. Du 1er au 5 décembre, un animateur du service jeunesse et un éducateur spécialisé co-organisent un concours de slogan au collège de la Guyonnerie. Les élèves seront invités à faire travailler leur imagination, chaque midi de 12h à 14h.
Un jury se réunira en fin de semaine pour récompenser l’idée la plus originale et la plus percutante. Celle-ci sera retranscrite en graf’ et affichée. Les participants verront leurs créations utilisées pour une campagne de prévention diffusée de mi-décembre à fin janvier sur la commune et le campus universitaire. Cela devrait même faire l’objet d’une mini-exposition dans le hall de la mairie.
Car de sensibilisation. Le lundi 1er décembre, de 18h à 19h, un véhicule de la compagnie des Cars d’Orsay viendra stationner devant la gare RER du centre-ville. Il sera reconverti pour l’occasion en un espace d’information et de documentation sur le virus du SIDA.
Des éducateurs spécialisés répondront aux questions des étudiants et des jeunes Buressois sur le sujet et les inviteront à monter en découvrir davantage dans le car, pendant qu’une troupe de comédiens animera le parvis. Une façon ludique et originale de prendre conscience de l’importance de se protéger.
Atelier bande dessinée. Le mercredi 3 décembre, de 14h à 18h, un animateur et un éducateur spécialisé proposeront un atelier bande dessinée à l’Espace jeunes. Le temps d’un après-midi, une dizaine de jeunes Buressois pourront ainsi s’initier au 9ème art tout en s’intéressant, à travers lui, à la lutte contre le VIH.
Aucun de ces projets n’aurait pu voir le jour sans un partenariat particulièrement constructif et qui ne cesse de se renforcer entre la Ville, la Mission locale des Ulis et le club de prévention Ugoprev.
La municipalité témoigne ici, une fois de plus, de sa volonté de s’investir concrètement en matière de sensibilisation aux pratiques à risques, tout particulièrement auprès des jeunes Buressois et des étudiants. Il ne fait aucun doute que ces actions seront reconduites à l’avenir et élargies à d’autres domaines, comme par exemple la prévention de l’alcoolisme.
A gauche ? Au centre ? Nulle part ? On espérait naïvement que le vote des motions nous permettrait d’y voir plus clair. Résultat… non seulement aucune majorité ne s’est dégagée mais les quatre courants qui devaient être départagés par les urnes arrivent au coude à coude. Serait-on à la veille de l’éclatement ?
« Mais non, à chaque congrès c’est la même chose », me direz-vous. J’en doute. Certes le PS a toujours été le lieu de débats virulents, de positions divergentes et d’opinions disparates. Cela s’expliquait chaque fois par un véritable souci de démocratie interne, là où l’UMP pratique la sainte parole unique. Mais ces dernières années, au temps du débat a toujours succédé celui d’une relative unité. En 2003, congrès de Dijon, cinq motions présentées dont celle de François Hollande qui décroche seule 62% des voix. En 2005, congrès du Mans, le même Hollande obtient 53%. On échappe aux alliances improbables et aux combinaisons opportunistes. Les militants choisissent à l’unisson la direction à prendre. Leur décision est claire.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelques jours à peine avant la désignation du nouveau premier secrétaire, chaque leader campe sur ses positions. Le rassemblement n’est toujours pas à l’ordre du jour. Tout va se jouer à la dernière minute, quand les vizirs voulant être Calife seront au pied du mur, bien forcés de faire des concessions ou bornés au point de provoquer une scission.
Vu de l’extérieur, deux positionnements se distinguent. Celui du départ vers le centre et celui du retour à la gauche. Entre une Ségolène Royal qui reconnaît des points de convergence avec le Mouvement Démocrate, et un Benoit Hamon qui voit rouge. Un grand écart qui ne facilite pas l’entente ! D’un côté, le risque de se faire piquer la vedette par un Bayrou bien médiatique. De l’autre, celui d’être trop extrême pour espérer convaincre la majorité des Français.
Dans cette histoire, le Parti Socialiste ne joue pas que sa crédibilité nationale. Cette guerre des chefs risque de mettre à mal toute sa cohésion territoriale. Pas fâchées du départ de 100 000 adhérents en un an, de la radiation de centaines d’autres qui ne suivaient pas la ligne majoritaire aux municipales, de nombreuses sections locales se divisent violemment entre partisans de Royal, Hamon, Delanoë et Aubry. Du côté des élus, nombre de majorités locales sont au bord de l’implosion.
Dernier exemple en date, le Conseil général de l’Essonne. Jean-Luc Mélenchon vient de déchirer sa carte et de créer son propre parti. Il emmène avec lui au moins deux conseillers généraux et peut-être même l’actuel président du groupe PS : Jérôme Guedj ! Si ce dernier ose franchir le pas, le Parti Socialiste ne sera plus majoritaire à lui seul. Michel Berson devra alors user de subtiles combinaisons s’il souhaite mener sa politique à terme.
Il semblerait que l’avenir de notre quotidien passe en partie par celui du Parti Socialiste. Décidément, que de suspens jusqu’à dimanche !